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... tout, tout, tout sur les moteurs Stirling ... |
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Petit aperçu : |
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On prend une canette de bière (de la bonne, de préférence pour la boire avant d'ouvrir la boîte), puis un ballon d'enfant et du bois, des vis, du fil de fer (de préférence de la corde à piano). Et on fait un moteur Stirling, un vrai de vrai, qui fonctionne parfaitement. Celui-ci est le bien nommé ASAP : l'acronyme de "aussi simple que possible" en anglais. Comment cela fonctionne-t-il ? À l'intérieur de la boîte de bière, j'ai un piston très léger en bois de balsa. Ce piston a la particularité de ne pas assurer l'étanchéité dans ce cylindre. Il y a 1 mm de jeu de chaque côté. Ce piston (le piston déplaceur) ne fait que déplacer l'air à l'intérieur de la canette de bière. Lorsque je chauffe sous la boîte de bière, l'air contenu à l'intérieur va se chauffer et se dilater. Or nous sommes en circuit fermé. Donc en se dilatant, il va forcément faire augmenter la pression à l'intérieur du circuit. En conséquence, la pression va se propager dans le tuyau en silicone pour gagner l'autre piston qui est ici, une membrane de ballon d'enfant. C'est le piston moteur. Il va être poussé par cette pression. Cette poussée va faire tourner le volant en bois par l'intermédiaire du vilebrequin en fil de fer.
Le refroidissement de l'air dans le piston moteur provoque une chute de pression à l'intérieur du circuit. Cette diminution de la pression va avoir comme conséquence de faire rentrer la membrane du ballon d'enfant entraînant le piston et donc en tirant sur le vilebrequin du volant. En tournant, le volant va faire se soulever le piston déplaceur en balsa et permettre à l'air de revenir dans l'espace chauffé. Ainsi, nous sommes passés de la masse d'air chaude et d'une montée de la pression à l'intérieur du circuit, à une chute de la température et de la pression. En même temps que nous avons fait 3/4 de tour de moteur. Durant ce court laps de temps, le fond de la boîte de bière continue de chauffer et la bielle soulevant le piston déplaceur va faire en sorte que l'air froid du circuit va de nouveau être aspiré au fond de la boîte et au contact de la paroi se réchauffer et augmenter la pression du circuit. Nous sommes reparti pour un tour... et ainsi de suite.
La technique se modifie, pour assurer une certaine élégance. Le cylindre du déplaceur avec son piston sont en verre pyrex (des tubes à essai de chimie). L'avantage est de voir le piston déplaceur tout en supportant les chauffes importantes d'une lampe à alcool. Le bâti en duralumin, dans lequel circule l'air pour atteindre le piston moteur inférieur, fait office de refroidisseur. Le piston moteur est lui aussi bien visible, car c'est une seringue en pyrex. Seringues difficiles à se procurer, car elles sont maintenant jetables et en matière plastique. La seringue en pyrex a l'avantage de présenter une parfaite étanchéité avec un frottement minimal du piston. La distribution particulière (ce triangle que vous apercevez) est un mouvement inventé par Andy Ross. Ce mouvement permet au moteur d'être plus proche du cycle théorique que le classique système bielle-manivelle. En fait, son mouvement est très agréable et assure une bonne vitesse approchant les 1700 T/mn. Plus le moteur sera de faible dimension, plus la vitesse tendra vers les 2000 t/mn. Les données techniques :
En mode un peu ralenti, pour mieux percevoir le mouvement.
La technique de ce moteur est un système classique de bielle et manivelle. Avec la particularité d'avoir les cylindres déplaceur et moteur, flottants. Ce qui lui confère une cinétique très agréable, mais ne présente aucun avantage mécanique. Pour améliorer la vision de la cinétique, tous les montants et supports sont en plexiglass. La liaison de pression du circuit intéreur, se fait par un tube souple en silicone. Le chauffage s'effectue également sur le cylindre déplaceur par une lampe à alcool.
A quelque chose près, le swashPlate est de même technique que le moteur "Gamma Ross". C'est un moteur gamma à ceci de différent que le refroidissement est assuré par des ailettes au niveau du fond du cylindre déplaceur, mais surtout que le cylindre moteur se situe à 90° par rapport à lui. Ceci oblige le mécanisme à faire une transformation de mouvement indirect. Pour ce faire, la formule "swashplate" a été retenue (de l'anglais : to swash = pagailler). C'est donc un plateau qui est fixé sur l'axe de rotation, avec un certain angle (ici, 12°,5). Cet axe en tournant va donner au plateau incliné un mouvement de pagaiement qui commandera le piston du déplaceur en va-et-vient. Un tel système équipe les moteurs des torpilles marines, entre autre.
Le moteur Béta est le moteur le plus puissant des moteurs Stirling avec un très bon rendement. Sa particularité réside dans le fait qu'il ne comporte qu'un seul cylindre. Son mode de chauffage est le butane et son refroidissement est l'eau, de préférence en circuit avec pompe. Ici, pour de courtes démonstrations, il fonctionne en thermosiphon simple. Le fait qu'il n'ait qu'un seul cylindre oblige la commande du déplaceur à traverser le cylindre moteur. Sa fabrication est de ce fait un peu plus délicate. De plus, elle nécessite un circuit d'eau assez performant, car la tête du cylindre peut être portée au rouge par le chauffage de la flamme du butane (vous voyez sa tête de cylindre qui est bleuie par la température). Ce moteur peut être monté en carter fermé et pressurisé. Car plus la pression est importante dans le cylindre, plus la puissance est élevée.
Il est prévu que j'en refasse un second avec une séparation thermique du cylindre (joint thermique) pour éviter la propagation de la chaleur dans la partie froide. J'en profiterai pour fermer la partie mécanique par un carter étanche, si possible transparent. Nous
rentrons dans des drôles de moteurs. En fait, il s'agit ici, de
mettre en œuvre l'effet thermoacoustique connu des physiciens. Celui-ci
est le plus simple proposé. Il ne développe pas des chevaux
de puissance, juste mettre le phénomène moteur en évidence.
Sur la photo de droite (celle de face), on voit un tube qui passe au milieu du tube d'essai (ici, il fait office de régénérateur avec du fil de cuivre très fin - j'ai préféré le cuivre à la laine de fer, pour une oxydation moins rapide -). C'est par ce tube que se produit l'oscillation thermique. Un mise à l'ai libre (visble sur le côté gauche), permet d"équilibrer la position du piston avec la pression ambiante. Pour un bon fonctionnement, il doit partir en étant, environ, à mi-course.
EN COURS DE RÉALISATION ... c'est un vrai Stirling, auquel le russe Ringbom (en 1907) a tout simplement soutiré une bielle. Et il fonctionne très bien !
Lien: Une
vidéo récente du Web sur E=M6
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